Des perturbations physiologiques

 

 

Pour que notre organisme fonctionne comme une machinerie bien huilée, nous devons répondre à des besoins fondamentaux : respirer, boire, manger, dormir, excréter nos déchets, bouger. Nos comportements nous permettent de répondre de manière optimale ou non à ces besoins.

L’organisme, c’est un tout : c’est la somme d’une foultitude de paramètres pour lesquels notre cerveau recherche un équilibre constant. Si l’un des paramètres est dans le rouge, on aura beau en mettre d’autres au « plus que vert », le premier restera critique. Exemple : on aura beau se shooter aux compléments vitaminés et se priver de gâteau au chocolat, on n’arrivera pas à retrouver son poids d’équilibre si l’on ne dort pas son comptant… Aux organismes épuisés, la réponse n’est pas le régime : c’est le sommeil !!

Certaines données physiologiques cependant nous échappent : elles sont liées à des fonctionnements ou dysfonctionnements de notre organisme. Le balai de nos hormones par exemple peut influer grandement sur notre poids : Mesdames, renoncez définitivement à monter sur la balance les 15 jours qui entourent le début du cycle menstruel… votre moral en sera grandement préservé ! Autre exemple : dans un contexte de grossesse, les hormones induisent la constitution de réserves de graisse pour favoriser une bonne croissance du foetus et alimenter par la suite la lactation ; cette prise de poids physiologique va dans le sens de la vie, elle est précieuse et nécessaire.

Si nos fonctionnements normaux induisent des variations naturelles du poids, certains dysfonctionnements hormonaux peuvent parfois porter atteinte à sa régulation (ex : dérèglement thyroïdien, hyperœstrogénie…).

 

Un facteur physiologique de prise de poids peut de surcroît s’accompagner d’une modification du comportement alimentaire : la fatigue liée à une hypothyroïdie peut entraîner un mal-être source de compensations alimentaires, une grossesse peut s’accompagner de certaines angoisses que les grignotages vont aider à apaiser, etcetera etcetera.

Les choses sont rarement « tout blanc ou tout noir », et quand on démêle les fils de la pelote, on trouve le plus souvent une pluralité de facteurs de prise de poids enchevêtrés…

 

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